les écritures
Pour découvrir mon travail de recherche, d'analyse et de critique ainsi qu'une rétrospective de mes travaux universitaires...
Il s'agit parfois d'ébauches, parfois de purs travaux scolaires ou universitaires encore annotés, parfois d'études plus approfondies que je vous propose de découvrir dans leurs jus. Pourquoi ? Parce que bien que parfois des années nous séparent de ces écrits, ils restent fidèles à ma vision du cinéma et à ma manière d'aborder les oeuvres. Même les plus petits travaux restent aujourd'hui aux fondement de mes réflexions : une base pour mes recherches actuelles. Je projette de réactualiser et augmenter ces travaux en les nourrissant d'une expérience grandie.
étude d'une oeuvre
THE SERVENT
de Joseph Losey
The Servant, c’est une histoire de lutte et de décadence. Un jeune aristocrate anglais, Tony, va employer un domestique qui va se révéler d’abord dévoué, puis indispensable, puis malveillant et dominateur. Le domestique, Hugo Barrett, cherchera à faire plonger son maître et à le détruire sans aucune raison apparente. Cette chute, Barrett va la mettre en scène jusqu’au moindre détail grâce a un contrôle total des lieux. La mise en scène de la décadence est le thème du film, elle passe par une évolution des décors, des lumières et des personnages, volontairement évidente. La maison change d’état au rythme de l’évolution de la relation entre Tony et son domestique. Il s’agit donc d’étudier cette évolution du lieu, l’influence des objets dans le processus de mise en scène usitée par Losey et leurs objectifs diégétiques......
Étude de Licence, Puissances du huis-clos : L’enfer c’est les autres - 2011


étude d'une oeuvre
un conte de noël
d'Arnaud Desplechin
La maladie est plusieurs choses. Elle est évidemment le cancer, celui qui réunit, celui qui est au centre du film et qui tue le personnage de Catherine Deneuve et qui a tué le petit Joseph. La maladie c’est aussi la folie dont est atteint l'adolescent. La maladie c’est Henri, le personnage interprété par Mathieu Amalric. La maladie c’est l’amour frustré. Enfin, la maladie c’est la haine éprouvée par la soeur pour son frère. Les personnages doivent faire avec ces maladies, la leur et celle des autres.
Étude de Master, Le corps dans Un Conte de Noël - 2013
FRANÇOIS TRUFFAUT
de l'écriture en général
et de la lettre en particulier
La filmographie de François Truffaut propose un éventail de films étonnamment variés à première vue qui pourtant forment un ensemble d’une parfaite cohérence. Si on observe la chronologie des films, il est assez aisé de comprendre ce qu’entendait le cinéaste lorsqu’il déclarait toujours vouloir réaliser un film « contre le précédent ». En effet deux films comme La Sirène du Mississippi et L’Enfant sauvage, bien qu’ayant été tournés avec une année d’écart, semblent radicalement opposés. Pourtant l’oeuvre complète fait preuve d’une étonnante unité parce qu’elle est bâtie sur des thèmes, des motifs, des récurrences, des obsessions qui unissent les films entre eux malgré leurs différences fondamentales. Chaque film semble alors devenir le prolongement des autres par son exploration de ces thèmes et par ses expérimentations formelles.....
Mémoire de master 1, Septembre 2012 - Juin 2013


étude d'une oeuvre
un condamné à mort
s'est échappé
de ROBERT BRESSON
Dans un entretiens, Bresson compare, rapproche les films de la poésie ou de la musique, il dit « On peut écrire un film avec des croches et des doubles croches parce qu’il est de la musique», il ajoute à cela que le cinéma est un art par ce qu’il peut atteindre la même plénitude que les autres arts. Cette déclaration est assez symbolique de la vision qu’a Bresson de la conception filmique, un film est un ensemble ou tous les éléments sont primordiaux et doivent fonctionner ensemble, le son est un des ces éléments, un film s'écoute autant qu’il se regarde. Un condamné à mort travaille sur ce que l’on ne voie pas, tout prend sens avec le son. Bresson oblige le spectateur à identifier les sons pour pouvoir visualiser l'environnement et l’action extérieur, certaines réaction du personnages sont absolument sans sens si le spectateur n’a pas réussis à entendre exactement la même chose que lui.
Étude de Master, Le Son dans Un condamné à mort s’est échappé - 2012


étude d'une oeuvre
LA PLANÈTE DES SINGES
de TIM burton
Ce qui frappe lorsqu’on revoie aujourd’hui La Planète des Singes, c’est qu’il a probablement été le film le plus mal compris de son auteur. Il n’est non pas comme il a été sous- entendu, une erreur ou un aparté dans la filmographie de Tim Burton, il serait au contraire le point culminant du projet de toute une oeuvre : celui d’une animalerie constituée par le cinéaste.
Étude de Master, Hollywood et le Blockbuster - 2013
analyse de séquence
L'eclisse
michaelangelo Antonioni
C’est sur un après que s’ouvre L’éclipse de Michelangelo Antonioni, le cinéaste nous montre un couple en crise comme dans La nuit, son précédent film et Le désert rouge, celui qui suivra ; à l’exception que pour ce couple-là, la crise a déjà eu lieu. Le film s’ouvre donc sur une fin, nous privant de la connaissance des événements dont elle est la conséquence. Les personnages, très souvent silencieux, demeurent dans le ressentiment d’une nuit dont on ressent parfaitement le poids et la difficulté. Même si on ignore les mots qui ont été prononcés pendant cette nuit, la conséquence qu’est la rupture est très claire. C’est donc une scène de rupture que nous propose Antonioni. Pendant toute la séquence, il va adopter le point de vue de Vittoria (jouée par Monica Vitti). Cette séquence est entièrement fondée sur une coexistence voir une confrontation de différentes temporalités au centre desquelles va se retrouver Vittoria. Il s’agirait de savoir ou va se placer le personnage féminin pendant cette confrontation, c’est-à-dire de définir dans quelle temporalité elle se trouve.
Étude de Licence, les temporalités chez Antonioni - 2013


images d'archives
les différents
états d'un film
les demoiselles de Rochefort
Pour Demy, dans l’idée «Lola, c’était déjà Les demoiselles de Rochefort». C’est les moyens financiers qui lui manquait pour Lola que Mag Bogard lui offre pour ce quatrième film. Elle trouve des financement qui permettent à Demy de tourner son film en double langue. Un version française sortira en salle et une version anglaise est destinée à la télévision outre-manche. Toutes les chansons sont enregistrées et tournées deux fois, dans les deux version. Le travail de postsynchronisation sur le film est donc considérable puisque tous les acteurs sont doublés pour les chansons (à l’exception de Danielle Darrieux qui interprète elle même les chansons), et que les acteurs américains qu’il a pu engager doivent être doublé pour la totalité du film. Gene Kelly jouant un américain ne sera doublé que pour les chansons, mais Georges Chakiris et Grover Dale verrons toutes leurs répliques postsynchronisées. Selon Mag Bogard, le film est «un grand film à l'américaine, tourné cependant avec des moyens français, énormes pour selon mais français tout de même».
Étude de Master, Images d'archives - 2013



